Le secteur du transport interurbain à Ziguinchor a été le théâtre de vives tensions ce week-end. Houreye Thiam Preira, entrepreneure et directrice de la société Mashallah Transport, affirme avoir été victime de harcèlement et d’agressions de la part de certains transporteurs de la gare routière de la ville.
Selon ses déclarations, l’un de ses bus a été violemment pris pour cible et caillassé, provoquant une vive altercation entre les chauffeurs locaux et son équipe.
« Les chauffeurs de la gare routière de Ziguinchor nous ont bloqués sur notre propre site d’exploitation, à Kenia, juste en face de l’université. C’est une agression flagrante », a-t-elle dénoncé dans une publication sur sa page Facebook.
Mme Preira précise que l’incident s’est déroulé en présence des forces de l’ordre :
« Un de nos bus, d’une valeur de 100 millions de francs CFA, a été attaqué devant le commissaire. La police a dû intervenir en lançant des grenades lacrymogènes pour disperser les fauteurs de troubles. Nos clients et employés ont voulu riposter, mais nous les avons calmés. Nous croyons fermement que le Sénégal est un État de droit. La loi doit être respectée, et nous prenons acte. »
Malgré la violence de la situation, un des bus de Mashallah Transport a réussi à prendre le départ avec des passagers à bord.
« Nous avons tenu à assurer le voyage de nos clients, malgré les actes de vandalisme. Nous ne céderons pas. Travailler est notre droit, et nul n’a le droit de nous en empêcher », a martelé la directrice.
Face aux menaces, les clients ne se sont pas laissé intimider. Ils ont embarqué normalement, et selon Mme Thiam, le préfet de Ziguinchor leur a donné l’assurance qu’ils pourront continuer leurs activités en toute sécurité.
« La police est en route pour garantir l’ordre », a-t-elle conclu.




