Sokhna Aïda Diallo veuve de feu Cheikh Béthio Thioune : « Je n’ai rien demandé, on m’a restitué mes droits »

Sophie Seck
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Sophie Seck
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«À partir d’aujourd’hui, je suis une grande patriote. » Cette phrase forte, lancée samedi à Dakar Arena par Sokhna Aïda Diallo, veuve du guide pirituel des Thiantacônes, Cheikh Béthio Thioune, a retenti comme un véritable tournant politique et spirituel. Devant une foule en liesse, réunie pour un grand rassemblement religieux, la femme-marabout a surpris plus d’un par la teneur résolument engagée de son discours.

Selon L’Observateur, cette déclaration inattendue a enflammé les gradins de la salle, entre cris, chants et danses, révélant une ferveur rarement vue autour de celle qui fut longtemps marginalisée dans l’espace religieux et public sénégalais. Marginalisée, mais jamais effacée, Sokhna Aïda Diallo a profité de ce moment pour dresser le bilan des années de « mise à l’écart » qu’elle dit avoir vécues sous l’ancien régime.

« De 2019 à 2024, j’ai tout enduré. On m’a privée de mes droits. On refusait systématiquement mes demandes d’autorisation. Pire, on les publiait sur les réseaux sociaux pour me discréditer », a-t-elle dénoncé, visiblement émue, face à des milliers de disciples venus de Madinatoul Salam et d’autres localités du pays.

Toujours selon le journal, c’est avec l’arrivée au pouvoir de Bassirou Diomaye Faye et des patriotes que Sokhna Aïda Diallo dit avoir retrouvé sa dignité. « Je n’ai rien demandé. Et pourtant, on m’a restitué mes droits. Le commandant de gendarmerie de Malicounda m’a rassurée, m’a encouragée. Ce que nous n’avons jamais connu auparavant », a-t-elle ajouté.

Pour ses disciples, cette déclaration d’adhésion sonne comme un soulagement et une réhabilitation. Mais pour la scène politico-religieuse sénégalaise, c’est un signal fort : l’ère Diomaye Faye semble, pour certains acteurs jusque-là en marge, synonyme de reconnaissance et de réconciliation. « Je suis de tout cœur avec le nouveau gouvernement. Je vais le soutenir jusqu’au bout », a-t-elle promis, déclenchant des chants spontanés de ses talibés.

Dans un pays où les relations entre pouvoir politique et autorités religieuses sont souvent teintées de prudence, cette sortie de Sokhna Aïda Diallo ne passe pas inaperçue. Loin de toute manœuvre électoraliste, elle inscrit son positionnement dans une dynamique de loyauté spirituelle et de gratitude envers un pouvoir qu’elle juge « plus juste et plus respectueux de la foi ».

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Je suis Sophie, chroniqueuse passionnée par les faits de société. À travers mes articles, je décrypte l’actualité, mets en lumière des sujets de société et donne la parole à ceux qu’on entend peu. Curieuse et engagée, je m’efforce de proposer une information authentique et éclairante.
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