Ce qui se passe actuellement à l’UCAD se produit à chaque début de mandat d’un nouveau régime et c’est vraiment dommage.
La grève ayant la chute de Balla Gaye UCAD (2001), Bassirou Faye UCAD (2014) et Fallou Séne UGB(2018) et c’est toujours le même motif: non paiement des bourses.
J’ai été étudiante et je pense être bien placé pour parler des bourses (je suis toujours étudiante d’ailleurs mais pas boursière).
J’ai jamais logé car je vis à deux pâtés de maison de la Faseg,mais laissez moi vous dire que la bourse a été une aubaine pour moi. Entre l’achat des fascicules, les photocopies et impressions, les livres au programme (pouvant aller jusqu’à 15 000 -20 000 FCFA) et les cours de renforcement pour ne citer que ceux-là , la bourse nous a permis d’avoir une certaine indépendance financière et a mis les étudiants sur un certain piédestal.
J’avais la chance de vivre près de la fac donc de manger à la maison mais certains de mes camarades mangeaient au resto toujours grâce à leur bourse qui parfois ne terminait même pas le mois. Personne ne peut deviner la précarité qu’il y a dans les universités publiques, il faut le vivre pour le comprendre et même si tu crois deviner, la situation dépasse ton imagination.
Comme si les conditions sociales n’étaient pas suffisantes, fallait que les professeurs y mettent leur touche: aucun respect pour les étudiants, aucune considération, non respect du programme, les corrections des devoirs et examens j’en parle même pas , la condescendance du corps enseignant et administratif et tant d’autres .
Si on veut résoudre le problème des bourses, il faut revoir la base de données de la Direction des bourses , permettre aux étudiants en master d’avoir des professeurs encadreurs et leur permettre de soutenir à temps et de sortir du système universitaire, faire la séparation entre le corps professorale et le corps administratif (les professeurs dans les amphis, les administratreurs dans les administrations).
Le mal est profond, ne jeter pas tout le tord aux étudiants: ce qu’il demande c’est leurs acquis .
Ucadienne un jour, ucadienne toujours





































































