Dimanche dernier, aux environs de 19h, l’inquiétude gagne la famille de Kindy Ba, qui tarde à rentrer chez elle. Sa mère, rongée par l’angoisse, décide alors de se rendre sur son lieu de travail. Une fois arrivée à l’appartement, elle est frappée par un silence pesant. Elle appelle la domestique à plusieurs reprises, sans obtenir de réponse.
Poussée par l’inquiétude, elle entre et scrute les lieux. Elle découvre ensuite un drame d’une rare horreur : sa fille gît, inerte, au sol, baignant dans une mare de sang. Bouleversée par la scène d’une violence inouïe, elle pousse des cris stridents qui alertent aussitôt les voisins.
Intervention des forces de l’ordre et premiers constats
Alertés par les hurlements, plusieurs habitants accourent sur les lieux et découvrent, à leur tour, l’atrocité des faits. Rapidement informés, les gendarmes de la brigade de Sangalkam arrivent sur place pour procéder aux premières constatations. Ils sont rejoints par la police technique et scientifique, qui effectue des prélèvements d’indices et d’empreintes, afin d’élucider les circonstances de ce crime qui a plongé la cité Khalifa Ababacar Sy dans la stupeur.
Piste d’une tentative de viol ayant mal tourné
Les premiers éléments relevés sur la scène du crime orientent les enquêteurs vers une hypothèse glaçante : une tentative de viol qui aurait viré au meurtre. De nombreuses traces de lutte témoignent d’une résistance acharnée de la victime. Elle aurait été violemment agressée, frappée à plusieurs reprises, notamment au niveau du cou, où des blessures profondes laissent penser à un égorgement ou à une tentative d’égorgement.
Une vie brisée trop tôt
Kindy Ba, la victime, était une ressortissante guinéenne née en 1989, originaire de la ville de Pita. Veuve et mère de deux enfants, elle avait perdu son mari dans leur village natal. Elle travaillait depuis seulement trois mois comme femme de ménage chez Mme Fatou Kiné Fall, dans un appartement situé à Keur Ndiaye Lô. Ce soir-là, elle était seule sur les lieux, ses employeurs étant absents. Aucun objet ne semble avoir été volé, ce qui renforce la thèse du crime crapuleux à motivation sexuelle.
L’enquête se poursuit
La brigade de gendarmerie de Sangalkam a ouvert une enquête préliminaire. Des convocations et auditions sont en cours, mais aucune arrestation n’a encore été effectuée. Toutefois, les choses pourraient évoluer rapidement au vu des éléments en cours d’exploitation.





































































