Dès le mois de février, la Société Africaine de Raffinage (SAR) entamera une période d’essais pour traiter les premières gouttes de brut issues du champ de Sangomar. Cette étape historique marque une avancée significative pour le Sénégal, qui s’apprête à transformer son pétrole localement et ainsi réduire sa dépendance aux raffineries étrangères, notamment européennes.
La transformation du pétrole brut par des entreprises locales, comme la SAR, revêt une importance stratégique pour le Sénégal. Elle permet non seulement de renforcer l’autonomie énergétique du pays, mais aussi de stimuler l’économie nationale. En raffinant sur place, le Sénégal réduira ses coûts d’importation de produits pétroliers finis, tout en créant des emplois locaux et en favorisant le développement de compétences techniques dans l’industrie pétrolière.
Selon une source proche du dossier, « Le Directeur Général avait déjà annoncé février comme échéance, mais il faut relativiser : il y aura une période d’essais pour évaluer les performances des installations. » Cette phase permettra d’ajuster les processus et de garantir une production optimale avant un déploiement à pleine échelle.
La mise en service des installations de raffinage à Mbao constitue un tournant majeur pour le secteur énergétique sénégalais. Outre la réduction de la facture pétrolière, cette initiative permettra de renforcer la souveraineté énergétique du pays. Elle ouvre également la voie à de nouvelles opportunités, comme l’exportation de produits raffinés vers d’autres pays de la sous-région.
Le choix de transformer le brut localement représente un pari gagnant pour le Sénégal, qui entend maximiser les retombées de ses ressources naturelles. Ce projet, porté par la SAR, est un symbole d’émergence et un exemple de la manière dont les ressources naturelles peuvent être mises au service du développement économique et social.




