C’est a travers un long poste sur les réseaux sociaux que le jeune réalisateur dénonce l’attitude de son ancienne collaboratrice Khadija Sy directrice de la maison de production Kalista Prod. Ainsi, Khalifa s’insurge du fait que son nom soit omis dans la fiche du film « Hair Lover » sélection pour le Fespaco 2025.
«Je suis Khalifa Ba, réalisateur cinéaste sénégalais. J’ai réalisé des séries phares de Marodi tv telles que Pod et Marichou (Saisons 1 à 4), Adja, Golden, Ninki Nanka, Maîtresse d’un homme marié, Arrêt Mère Thiaba, entre autres. A la fin de cette aventure Marodi, j’ai été sollicité par Kalista Sy, une femme que j’ai vue fragile mais déterminée. J’ai perçu en elle une volonté de réussir, et c’est en toute solidarité que je me suis engagé à l’accompagner comme une sœur. Depuis Maîtresse d’un homme marié, j’ai encadré Kalista, l’aidant à se faire une place dans le monde du cinéma. C’est ainsi qu’est née la maison de production Kalista Prod, où j’ai assumé les rôles de réalisateur et initiateur.
“De Marodi à Kalista Prod, je n’ai jamais manqué une journée de
travail ni été en retard, « Mafaay ndieuk mafaay moudj »les techniciens pourront en témoigner et même les acteurs *
J’ai ensuite réalisé la série Yaay 2.0 (Saison1), qui m’a permis de décrocher le titre de meilleur réalisateur en 2024, décerné par Gaindé des séries. Yaay 2.0 (Saison 1) a également été sélectionnée pour le FESPACO 2022
J’ai également fait le casting, réalisé les 20 premiers sur 32 épisodes de la série Haïr Lover, assuré le montage, l’agencement et conçu la bande-annonce, ce qui me positionne en tant que le réalisateur principal.
A cette occasion je tiens à féliciter tous les nominés du
FESPACO 2025 et les membres ayant contribué à la réussite de ce projet, y compris l’équipe technique et les acteurs.
Aujourd’hui, voir mon nom de réalisateur effacé et remplacé par celui du cadreur comme le réalisateur principal de cette série est un manque de respect et une violation flagrante de mes droits. Malgré les trahisons que j’ai endurées tout au long de ma carrière, je suis resté discret et n’ai jamais pris la parole sur les réseaux sociaux ni dans les
médias. Même pas un interview. J’ai choisi de rester discret, me faisant passer pour un inconnu. Beaucoup de médias m’ont sollicité pour connaître la véritable raison de cette rupture, mais je n’ai jamais pris la parole à ce sujet. Je la considérais comme une sœur et je n’ai jamais voulu tacher son nom. Cependant, lorsque mes droits sont bafoués, il est impératif de rompre ce silence et de faire face à ceux qui cherchent à m’infliger du tort. Je vais mener cette affaire jusqu’au bout et laisser la justice trancher.
Je tiens à exprimer ma sincère gratitude à ma communauté pour son soutien constant et indéfectible.
Khalifa Ba, réalisateur».