La justice reconnaît la légitimité de ses alertes
Le tribunal a estimé que les déclarations de l’autrice reposaient sur des éléments suffisamment sérieux pour écarter la diffamation. Seule une condamnation mineure pour injures, assortie du sursis, a été prononcée pour des expressions jugées trop dures.
Une bataille pour l’intégrité intellectuelle
Tout commence en 2017 lorsque Fatoumata Sissi Ngom transmet son manuscrit à Felwine Sarr. Elle affirme ensuite constater des réutilisations non créditées : citation dans le rapport Sarr-Savoy, projets culturels dans son ancien lycée de Mboro, puis adaptation de son roman dans un film présenté au Fespaco sans mention de son nom.
En 2023, elle alerte des personnalités africaines par courriel. Felwine Sarr dépose plainte. Deux ans plus tard, la justice tranche : l’autrice n’a pas diffamé.
Une victoire symbolique pour les créatrices africaines
Au-delà du verdict, l’affaire a mis en lumière des enjeux majeurs : reconnaissance du travail des femmes intellectuelles africaines, protection de leurs œuvres, et place des autrices dans les débats culturels continentaux et internationaux.
En juillet 2025, Le Silence du totem avait même été choisi pour la dictée du BFEM, une première pour un roman au cœur d’un conflit judiciaire.
“Une page tournée”
Soulagée, Fatoumata Sissi Ngom a remercié ses lectrices et lecteurs pour leur soutien constant. Elle dit vouloir poursuivre son engagement pour la souveraineté culturelle africaine et continue d’écrire, convaincue que la voix des femmes doit rester audible, libre et protégée.