L’ex-porte-parole de la police gambienne, Binta Njie Jatta, fait face à une procédure disciplinaire après avoir publié un message sur Facebook.
Si le président gambien Adama Barrow a félicité l’UDP pour sa victoire lors des élections de quartier à Kiang Massembeh, certains partisans du NPP, le parti au pouvoir, ont exprimé leur colère. Baboucarr Bahoum, membre influent du NPP, a provoqué une onde de choc en insultant les habitants de Kiang, les qualifiant « d’ingrats » sur les réseaux sociaux.
Profondément choquée par ces propos, Binta Njie Jatta originaire de cette localite. n’a pas tardé à réagir publiquement. Dans un post Facebook, elle a dénoncé ces déclarations incendiaires :
« Pour aller de l’avant, nous devons encourager un discours responsable. »
Elle a ajouté : « Dans toute société démocratique, les désaccords politiques sont naturels. Cependant, lorsque ces désaccords se transforment en insultes contre des communautés entières, les conséquences vont bien au-delà des débats politiques. Elles menacent l’unité et la sécurité nationales. Pour progresser, nous devons promouvoir un engagement politique inclusif et exiger des comptes de ceux qui incitent à la division. »

Bien qu’elle ait précisé intervenir à titre personnel, cette prise de position n’a pas été du goût de sa hiérarchie. La police gambienne a réagi par un communiqué :
« La police gambienne reste déterminée à faire respecter le professionnalisme et les normes éthiques… En tant que membre actif de la police, l’ASP Binta Njie Jatta est soumise aux règlements et directives régissant la conduite des agents. Ceux-ci doivent préserver l’intégrité et l’impartialité de la police et s’abstenir de tout acte susceptible de compromettre la réputation de l’institution », a fait elle savoir dans un communiqué.
Aucune arrestation ni interrogatoire n’a eu lieu, mais la police précise que « cette affaire sera traitée de manière administrative conformément aux procédures disciplinaires établies ».
De son côté, le Centre Edward Francis Small pour les droits et la justice a pris position en faveur de Binta Njie, affirmant dans un communiqué qu’elle « n’a enfreint aucune disposition du Code de conduite de la police » et exhortant l’Inspection générale de police à se conformer strictement à la loi.
Cette affaire suscite un vif débat en Gambie, mettant en lumière la tension entre liberté d’expression et devoir de réserve des agents publics.
Avec : thepoint.gm





































































