Foth : Les femmes réclament plus de formations pour renforcer leurs activités

Khary Diène
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Dénoncer les abus de pouvoir, s’investir dans des campagnes pour la justice climatique, lutter contre la pauvreté ou la promotion de l'égalité des genres, jouer un...
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À Foth, village construit par l’entreprise Eramet Grande Côte dans le cadre de la réhabilitation des zones impactées par l’exploitation minière de zircon à Diogo, les femmes s’activent dans la production et la vente de compost. Membres d’un groupement d’intérêt économique (GIE), elles sollicitent aujourd’hui davantage de formations pour diversifier leurs sources de revenus.

« Nous collectons les ordures, trions le plastique et les autres déchets. Ensuite, à Mbeubeuss, où nous disposons d’un espace de travail, nous procédons à la production de compost avec le matériel mis à notre disposition. Une fois le compost prêt, l’entreprise GCO l’achète », explique une des femmes du GIE.

Cette initiative a été rendue possible grâce à une formation offerte par Eramet Grande Côte, en partenariat avec le service d’hygiène de Thiès. La présidente du groupement, Ndèye Fatou Tall, a facilité cette collaboration. Selon les femmes, cette activité constitue aujourd’hui leur principale source de revenus. Grâce aux bénéfices générés, elles ont pu acheter des bâches, des chaises, des nattes et du matériel loué lors d’événements.

Malgré ces avancées, les membres du GIE Médina Foulbé, qui compte plus de 200 femmes réparties en quatre sous-groupes, souhaitent aller plus loin. Madina Ba, l’une d’entre elles, exprime leur besoin de formations complémentaires : « Nous aimerions être formées à la production de savon, de détergents, à la teinture ou encore à la tannerie. Eramet nous avait fait cette promesse. »

Le secrétaire général du groupement, Birima Ba, lance également un appel à l’entreprise pour qu’elle poursuive son accompagnement, notamment dans le renforcement des capacités des femmes.

Au-delà de l’appui économique, Eramet a contribué à améliorer les conditions de vie à Foth en construisant une case de santé. « Avant, pour les visites prénatales, nous devions aller jusqu’à Darou Fall, souvent transportées sur des charrettes, avec tous les risques que cela comporte », témoigne Mme Ba.

L’entreprise a aussi construit une école, permettant aux enfants du village d’avoir accès à l’éducation. « Nous sommes une génération analphabète, mais ce n’est pas le cas de nos enfants, et cela, grâce à Eramet », poursuit-elle.

Pour finir, les femmes plaident pour l’ouverture d’un marché et la mise à disposition de magasins de stockage, soulignant les difficultés qu’elles rencontrent actuellement pour préserver leur matériel, souvent exposé à l’extérieur.

 

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Dénoncer les abus de pouvoir, s’investir dans des campagnes pour la justice climatique, lutter contre la pauvreté ou la promotion de l'égalité des genres, jouer un rôle actif dans la transformation positive de la société sénégalaise, tout en respectant les normes professionnelles du Journalisme.
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