« Une cause du siècle qui nous tient tous à cœur et en ce mois dédié à la lutte pour les droits des femmes », le Climate Linguere Club (CLC) s’est réuni ce jeudi pour discuter du rôle crucial des femmes dans cette bataille, ainsi que des solutions qu’elles apportent, parfois dans l’ombre. « C’est la raison pour laquelle nous avons créé cette association : pour que les femmes s’engagent et fassent entendre leur voix sur ces problématiques », a déclaré Fanta Camara, présidente du CLC dans le cadre de la lutte contre le changement climatique.
Le Climate Women’s Talks a eu lieu au siège de la Sonatel, réunissant des experts et des entrepreneures engagées dans la lutte climatique.
Fanta Camara est revenue sur les défis auxquels les femmes sont particulièrement exposées face au changement climatique. « Cela n’impacte pas seulement les hommes, cela concerne tout le monde, chaque personne vivant sur cette planète. Mais l’impact varie selon les individus. On constate que cela affecte la santé, les fonctions reproductives… Des problématiques spécifiques aux femmes. Certaines souffrent de complications liées à la grossesse à cause des fortes chaleurs. Ce sont des conséquences directes du changement climatique. »
Elle a souligné l’importance d’une plus grande implication des femmes dans cette lutte : « C’est pourquoi nous estimons que les femmes doivent être davantage engagées pour faire entendre leur voix. Ce sont leurs problématiques, et pourtant, cette voix reste encore peu audible malgré leur forte présence dans le domaine. » 
Avec le Climate Linguere Club, Fanta Camara milite pour une intégration renforcée des femmes, afin qu’elles puissent mieux comprendre les effets du changement climatique et surtout contribuer activement aux solutions. « Malgré leur rôle fondamental dans cette lutte, les femmes restent marginalisées. Il n’y a pas encore une forte présence féminine dans les sphères de décision. C’est pour cela que nous nous réunissons aujourd’hui : pour réfléchir ensemble à comment renforcer le leadership féminin dans la lutte climatique. Il est essentiel de créer un cadre pour développer les compétences des femmes, les rendant plus résilientes face aux chocs climatiques, et de promouvoir leur participation dans les processus décisionnels et les innovations. »
Mme Camara a également insisté sur l’importance d’une approche inclusive et locale : « Nous avons besoin de politiques qui impliquent activement les femmes, des conseils locaux aux sommets internationaux. Nos perspectives sont indispensables. Ce n’est pas seulement une question d’équité, mais aussi de garantir que nos communautés soient prêtes pour affronter l’avenir. Ensemble, nous pouvons accomplir de grandes choses. »
Dans cette optique, le Climate Linguere Club prévoit de parcourir le pays pour sensibiliser les femmes et les communautés. « Nous utiliserons les langues locales pour toucher le maximum de personnes », renseigne la présidente du CLC Fanta Camara.





































































