Hydraulicienne chevronnée, géographe de formation, Diarra Sow a pris en mai dernier les rênes de l’Office des lacs et des cours d’eau (Olac). Une nomination logique au vu de son parcours entièrement dédié à la gestion de l’eau, un domaine qu’elle maîtrise sur le bout des doigts.
Née à Saint-Louis, cette passionnée de géographie n’a jamais quitté sa région natale pour construire son avenir. Malgré des opportunités d’études à l’étranger, elle a préféré rester au Sénégal, convaincue qu’elle pouvait y réussir et y servir son pays. Et elle ne s’y est pas trompée.
Docteure en géographie, spécialisée en hydrologie, Diarra Sow a mené de front carrière académique et engagements professionnels. Enseignante d’histoire-géographie au lycée de Rao, vacataire à l’Université Gaston-Berger, elle a enchaîné les formations de haut niveau, notamment un Master 2 en gestion intégrée des ressources en eau à l’Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (Burkina Faso), et un CAES à la FASTEF. 
« L’hydrologie s’est imposée naturellement à moi, grâce à un module universitaire qui a réveillé un intérêt profond pour l’eau et sa gestion », raconte-t-elle. Depuis, elle n’a cessé d’approfondir cette vocation, en travaillant sur les dynamiques hydrologiques de la vallée du fleuve Sénégal, notamment dans le secteur du Doué, à Saint-Louis.
Femme de terrain, elle refuse de rester confinée dans un bureau. « J’ai sillonné tout le pays pour m’imprégner des réalités et planifier les actions à court et long termes », affirme-t-elle. Son objectif : repositionner l’Olac comme un acteur clé des politiques publiques en matière d’eau, avec une vision claire à l’horizon 2050.
À 100 % dans son domaine, elle assume aussi pleinement son engagement politique. Militante de Pastef depuis 2017, elle a rejoint le parti pour participer activement au renouvellement de la gouvernance. « Je crois à une nouvelle génération de leaders capables de changer ce pays, et cela passe aussi par la présence des femmes aux postes de décision », soutient-elle.
Forte, déterminée et engagée, Diarra Sow fait figure d’exception dans un milieu largement masculin. Et loin de s’en plaindre, elle en fait un levier : « Être une femme dans un domaine d’hommes est un défi que j’ai toujours voulu relever. »
À la tête de l’Olac, elle entend inscrire son action dans la durée, avec une seule boussole : garantir un accès durable à l’eau pour tous les Sénégalais, et faire de cette ressource un moteur de souveraineté et de prospérité nationale.
Avec Le Soleilsn





































































