Dialogue national : Zahra Iyane Thiam dénonce une manœuvre politique déconnectée des réalités sociales

Sophie Seck
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Sophie Seck
Je suis Sophie, chroniqueuse passionnée par les faits de société. À travers mes articles, je décrypte l’actualité, mets en lumière des sujets de société et donne...
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Le tandem Diomaye-Sonko a bouclé une année à la tête du pays, et les urgences de l’heure sont nombreuses. Ainsi, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a lancé un appel au dialogue aux forces vives de la Nation, le 28 mai 2025. Cependant, des voix dissonantes se font entendre, et certains opposants n’ont pas caché leurs réticences.

C’est le cas de l’ancienne ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire sous Macky Sall, Zahra Iyane Thiam, qui s’exprime sur les réseaux sociaux :
« Sénégal : l’appel au dialogue du PR Diomaye serait-il une énième supercherie destinée à prolonger le protocole du Cap Manuel ? Les récentes déclarations, notamment celles d’Alioune Tine, sont préoccupantes.
Je renvoie ici à mon post du 2 mai 2023 (et également à celui du 28 mai 2024), dans lequel j’exhortais déjà la majorité actuelle à prendre part au dialogue national. Elle s’y était opposée à l’époque, rompant avec plusieurs de ses alliés d’alors, notamment Khalifa Sall, qui avait répondu favorablement. Le dialogue ne saurait être réduit à un calcul partisan ou à une manœuvre conjoncturelle. »

Zahra Iyane Thiam n’adhère pas aux thèmes retenus pour ce dialogue :
« Malheureusement, à la lecture des thématiques retenues pour le dialogue en perspective, centrées exclusivement sur les questions électorales et politiques, le doute s’installe. Sommes-nous en train d’assister à un nouveau tour de table entre acteurs politiques, déconnecté des urgences sociales ? Il faut le dire : notre système institutionnel, bien qu’imparfait, a permis des alternances notables et des scrutins reconnus comme transparents. Les dernières élections législatives et locales ont clairement exprimé la volonté populaire. Aujourd’hui, l’attente des Sénégalais est ailleurs. »

L’ancienne ministre rappelle les véritables priorités à mettre sur la table pour des discussions utiles :
« Le véritable dialogue à initier est celui avec les forces vives de la Nation : le secteur privé, les syndicats, les artisans, les jeunes sans emploi. Un dialogue structurant, tourné vers les défis majeurs de l’heure : l’emploi, la compétitivité, la souveraineté économique, l’inclusion sociale. C’est là que se joue l’avenir du pays, pas dans les éternels conciliabules partisans. »

 

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Je suis Sophie, chroniqueuse passionnée par les faits de société. À travers mes articles, je décrypte l’actualité, mets en lumière des sujets de société et donne la parole à ceux qu’on entend peu. Curieuse et engagée, je m’efforce de proposer une information authentique et éclairante.
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