Elle est coach et se définit ainsi : « Une oreille attentive, des conseils efficaces pour vous booster dans vos choix de vie ». Aissatou DIA, fondatrice de Coach Omaissa Trading, organise chaque année des consécrations appelées « Linguère Awards ». Dans cet entretien, Coach Omaissa nous parle de la cérémonie qui honore les femmes leaders et qui se tiendra le 15 février 2025 à l’hôtel Pullman Dakar.
Coach Omaissa, comment vous définissez-vous ?
Je suis une femme, une véritable rêveuse qui a soif de sororité, de leadership, de bien-être pour la femme, mais surtout de réussite.
Troisième édition du trophée Linguère : pourquoi avoir choisi ce nom ?
C’est un hommage à ces femmes qui ont fait preuve d’un immense courage, celles qui ont surmonté tous les obstacles pour se démarquer et devenir les meilleures, pour ne pas faire comme tout le monde. En général, on parle de Linguère dans ce sens, mais également en valorisant l’impact positif, notamment celui de la femme sénégalaise, tant au Sénégal qu’ailleurs dans le monde.

C’est cela, le concept Linguère. Nous en sommes à notre troisième édition : la première édition s’est tenue en format physique, tandis que la troisième se fera en format digital, car nous avons débuté sur les réseaux sociaux.
Actuellement, on constate qu’au Sénégal, les femmes s’engagent de plus en plus dans l’auto-emploi et l’entrepreneuriat. Qu’est-ce qui favorise ce déclic ?
Elles ne veulent plus être ces femmes cantonnées à la maison, qui ne font que nettoyer, cuisiner et prendre soin de la famille. Elles veulent montrer au monde qu’elles savent gérer leur foyer, mais aussi qu’elles peuvent être professionnelles, leaders, développer des activités, gérer de l’argent et occuper des postes parmi les meilleures.
Au-delà de Linguère, quel message adresseriez-vous à la femme sénégalaise ?
Le message que j’ai, c’est que chaque femme a la capacité de se démarquer. Chaque femme a la possibilité de faire partie des meilleures de sa génération dans le monde entier. Mais surtout, chaque femme a le droit de rêver grand, de prendre soin d’elle, d’être bien dans sa peau et dans sa tête, de croire en ses capacités, de rayonner et de vivre pleinement.
À l’état actuel, que peut vous apporter le gouvernement, notamment votre tutelle, le ministère de la Famille et des Solidarités ?
Ils font leur travail, mais on leur demande de s’intéresser davantage aux véritables préoccupations de la société, et surtout aux réalités vécues par les femmes.

Concernant les violences basées sur le genre, qu’en est-il lorsqu’elles sont commises soit par un homme sur une femme, soit par une femme sur une autre ?
Effectivement, je dirais qu’il ne sert à rien de développer la violence entre nous, entre communautés. Cela détruit plus que cela ne construit, et cela ne vaut pas la peine de recourir à la violence simplement pour satisfaire un besoin. Après une telle violence, comment peut-on vivre ?
On ne vit pas bien, même si l’on prétend le faire. Je leur demanderais donc de cesser d’être violents, de renoncer à un comportement qui « frôle la psychopathie ». Car une personne bien dans sa peau et dans sa tête ne développera jamais de violence envers quiconque, qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme.




