Un atelier de réflexion stratégique sur l’intégration des zones frontalières dans les pôles territoires s’est tenu à Dakar, ce 2 juin 2025. Cette initiative émane du Programme d’Urgence de Modernisation des Axes et Territoires Frontaliers (PUMA), en collaboration avec le Club de Réflexion sur l’Urbain (CRU).
La rencontre a été ponctuée par plusieurs prises de parole, notamment celle de Ndéye Marième Samb, Coordonnatrice nationale du PUMA. Elle y a rappelé le cadre d’intervention du programme, soulignant que le PUMA constitue « le bras opérationnel du ministère pour la modernisation des zones frontalières, en cohérence avec les orientations stratégiques définies par les autorités compétentes ».
Momar Talla Ndaw, Secrétaire d’État chargé de l’Urbanisme et du Logement, ainsi que Mouhamed Mountaga Diallo, enseignant-chercheur, ont également participé à cet atelier.
Dans son allocution, Maïmouna Dièye, ministre de la Famille et des Solidarités, a réaffirmé l’engagement de l’État à faire des zones frontalières de véritables leviers de développement. Elle a insisté sur l’impératif de les considérer non plus comme des marges oubliées, mais comme des interfaces stratégiques pour l’intégration territoriale. Elle a souligné que cinq des huit pôles territoires identifiés dans la Vision Sénégal 2050 couvrent les zones frontalières, représentant à elles seules 37 % de la population nationale et 71 % des régions.
Un moment fort de l’atelier a été la signature d’un partenariat stratégique entre le PUMA et la Senum S.A, visant à renforcer la connectivité numérique dans ces zones enclavées — un levier essentiel pour l’intégration régionale et l’inclusion économique.
Les échanges ont porté sur plusieurs axes majeurs :le désenclavement multidimensionnel des territoires (physique, numérique, social); les mécanismes de financement innovants pour les projets structurants ;la sécurité et la diplomatie territoriales ;la résilience urbaine face aux défis environnementaux et sociaux ;les dynamiques endogènes comme moteurs de transformation ; et la territorialisation effective des politiques publiques.
En conclusion, la ministre a exprimé le souhait que « les conclusions de cet atelier puissent alimenter les politiques publiques et orienter l’action gouvernementale dans une perspective de développement équitable, juste et durable. »




