Un atelier de restitution des décisions et résultats de la COP29 sur les changements climatiques, tenue à Bakou en Azerbaïdjan, s’est déroulé ce vendredi à Dakar, organisé par le consortium AACJ.
Zoubairou Gueye, représentant le ministre de l’Environnement empêché, a salué l’initiative et souligné la collaboration entre son ministère et les consortiums partenaires dans la lutte contre les changements climatiques.
Il a fait part d’un engagement renouvelé pour une action climatique « Cet atelier de restitution de la 29ᵉ Conférence des Nations Unies sur le climat vise à partager les résultats obtenus, échanger sur les approches adoptées, analyser les décisions prises et tirer des leçons de la participation de la délégation sénégalaise », a-t-il expliqué.
Le conseiller technique à la direction du changement climatique, de la transition écologique et des financements verts, a réitéré l’engagement de son département à renforcer la collaboration nationale pour une mise en œuvre efficace des politiques climatiques.
Par rapport aux défis persistants pour les pays vulnérables, il a rappelé les impacts sévères des changements climatiques, particulièrement pour les pays en développement. « Depuis 1994, marquant l’adoption de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, le GIEC alerte sur le réchauffement global. Ces changements climatiques représentent un lourd fardeau pour les PMA, les petits États insulaires et les pays africains, exposés à des risques croissants de sécheresse, de désertification et d’inondations. »
M. Gueye a également souligné la nécessité de mécanismes adaptés pour gérer ces impacts : « La gestion de ces défis exige des systèmes cohérents, efficaces et durables pour atteindre nos objectifs de développement et de lutte contre la pauvreté. »
Les acquis et les limites de la COP29 ont été souligné également et pour le conseiller technique, la COP29, qui s’est tenue du 11 au 22 novembre 2024 à Bakou, a constitué une étape importante dans les négociations climatiques mondiales. Parmi les avancées notables, il a mentionné :
L’adoption d’un nouveau cadre pour le financement climatique, avec un engagement de 300 milliards de dollars par an d’ici 2035 pour les pays en développement.
La promotion des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, tout en réduisant l’utilisation des combustibles fossiles.
Des progrès sur les mécanismes liés au marché du carbone et à l’objectif mondial d’adaptation. Cependant, M. Gueye a noté des lacunes importantes, notamment en matière de financement climatique : « Malgré les avancées, les résultats restent mitigés. Nous avons besoin d’une définition claire de la finance climatique et de mécanismes d’accès simplifiés pour les communautés vulnérables. »
L’atelier a également permis de réfléchir sur la stratégie climatique nationale du Sénégal, en vue de l’aligner avec la vision future du pays pour 2050 : « Nous devons impliquer toutes les parties prenantes pour construire une nation souveraine, juste et prospère, tout en capitalisant sur les acquis de la COP29 pour mieux préparer la COP30. »
Gueye a conclu en exprimant son espoir que ces discussions permettront de fixer des objectifs clairs pour l’année à venir et de renforcer la résilience du Sénégal face aux défis climatiques.





































































