L’affaire Alima Sow, alias « Suppo », continue de défrayer la chronique judiciaire. Tout commence lorsque la Division des Investigations Criminelles (DIC) procède à l’arrestation d’Alima Sow et de plusieurs complices dans le cadre d’un vaste réseau de vente illégale de produits pharmaceutiques. Cette arrestation fait suite à une enquête minutieuse menée par les autorités sanitaires et la police, après plusieurs signalements sur la commercialisation de médicaments contrefaits et non autorisés.
Lors des perquisitions effectuées à son domicile et dans ses entrepôts, les enquêteurs découvrent d’importantes quantités de médicaments prohibés, stockés sans respect des normes sanitaires. Certains de ces produits, vendus via des circuits parallèles, auraient causé des complications médicales à plusieurs patients, soulevant ainsi la gravité des accusations retenues contre elle et son entourage.
Juges ce mercredi matin au tribunal de Pikine sur ces faits, le procureur a requis une peine de trois ans de prison ferme et une amende de 500 millions de francs CFA contre Alima Sow. Ses coaccusées, Hawoussou Ndiaye et Maty Mbaye, encourent chacune deux ans de prison ferme avec une amende de 300 millions de francs CFA. Quant aux employés d’Alima Sow, ils risquent un an de prison ferme assorti d’une amende de 200 millions de francs CFA.
Les prévenus sont poursuivis pour des délits graves, notamment association de malfaiteurs, vente illégale de produits pharmaceutiques, exercice illégal de la profession de pharmacien et mise en danger de la vie d’autrui.
Le tribunal rendra son verdict final le 7 février prochain, une décision très attendue par l’opinion publique, alors que les autorités sénégalaises durcissent leur lutte contre le trafic illicite de médicaments.




