Foth est un village composé de 16 hameaux, relocalisés par l’entreprise Eramet Grande Côte. Les habitants y mènent une nouvelle vie après avoir quitté leurs champs et leurs maisons. Pour accompagner ce déplacement, l’entreprise a construit un centre de santé, des écoles et installé des bornes-fontaines afin de faciliter l’accès à l’eau potable et soutenir le maraîchage, devenu une activité importante pour les villageois.
Lors d’une visite sur place, les populations, hommes et femmes confondus, ont exprimé plusieurs préoccupations, notamment la qualité de l’eau et l’ouverture d’un marché.
En réponse, Frédérick Zlancan, Directeur général d’Eramet Grande Côte, a expliqué :« Dans la zone où nous opérons, la nappe phréatique est naturellement très chargée en fer, ce qui entraîne une turbidité de l’eau. Une fois ce problème identifié, nous avons lancé un programme de réhabilitation du réseau d’adduction d’eau. Les travaux sont en cours et seront livrés, de mémoire, d’ici fin août. Cela permettra de résoudre la question de la turbidité. Je précise que cette situation est liée aux caractéristiques naturelles de la nappe phréatique. »
Concernant l’électricité, il a ajouté :« Toutes les maisons relocalisées, ainsi que les infrastructures sanitaires et scolaires, sont équipées de kits solaires. Cela s’inscrit dans une démarche de développement durable. Bien sûr, il peut arriver que certaines habitations rencontrent des problèmes de batteries solaires, mais nous travaillons avec les populations pour y apporter des solutions. »
Le directeur est également revenu sur l’étendue de la concession minière :
« Notre concession couvre environ 120 kilomètres, à cheval entre les régions de Thiès et de Louga. Actuellement, l’exploitation se situe du côté de Louga, où nous sommes présents depuis 2023. »
Enfin, il a abordé la question des futurs déplacements de populations impactées par l’avancée de la mine : « Comme la mine est itinérante, il y aura toujours des interactions avec les populations et, par conséquent, des relocalisations. C’est un processus que nous anticipons. Vous avez pu constater les villages modernes déjà construits. Nous continuerons dans cette même dynamique. Tout le processus est encadré par une commission présidée par l’État du Sénégal, à travers le préfet. »